mercredi 16 juillet 2014

AUTRE MENACE, AUTRE VILLE


QUAND DES SYNDICATS ET DES GRÈVES REMPLACENT LES RÉVOLTES, LES DESSINS URBAINS S'ADAPTENT

Comparez deux églises du 13e: Notre-Dame de la Gare et Sainte-Anne de la Butte aux Cailles, construites vers 1860 et 1900 respectivement dans la partie la plus misérable de Paris.

Adapté de Mappy

Zoom (cliquez et suivez les flèches) 
Tanneurs sur les bords de la pestilentielle Bièvre, vers 1900 

*     *
 
Notre-Dame de la Gare : 


  • Les nombreuses artères construites à cette époque avaient
     un point de mire qui d'une façon ou d'une autre, renforçaient le régime. Dans ce bas quartier turbulent, l'église devait promouvoir l'obéissance.

Rue Jeanne d'Arc
Au loin, Notre-Dame de la Gare

  • L'immense espace autour de l'église était prévu pour assembler l'armée, en séparant de la population :

Adapté d'une vue aérienne de Google

Rue Jeanne d'Arc
Le vide derrière l'église. Le lien ci-dessus dirige vers le vide vu de face.

  • L'artère perce jusqu'à la limite de la ville :

Rue Jeanne d'Arc

*     *

Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles
(Vingt minutes à l'ouest) 

  • Elle est sur un carrefour, pas sur une artère :

Rues Tolbiac, Bobillot et Charles Fourrier

  •  Il n'y a pas d'espace pour concentrer les troupes, pour contourner l'édifice il faut prendre des rues lointaines et celle derrière l'église est beaucoup trop étroite pour cette éventualité. 



Le décor est influencé par le Sacré-Cœur,
mais son esprit est autre.

*     *    *

Suite,




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