« J'ÉTAIS JADIS UN PETIT EMPLOYÉ DE MAIRIE. ON M'Y AVAIT VU ÉCRASER DES LARMES...
quand le nouveau-né était apporté dans une blouse qu'avait enlevé de ses épaules le père misérable, grelottant sous le froid de l'hiver.
J'en avais connu qui en moururent, et j'étais allé à leur enterrement. On se l'est rappelé, dix ans après. »
Jules Vallès est élu député.
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« Beaucoup d'hommes faisaient peur à voir : petits, décharnés, déformés... ils se battaient pour que leurs enfants soient moins chétifs, moins décharnés, moins vicieux... »
*Le seul officier de l'armée régulière à rejoindre La Commune espérait qu'elle continuerait le combat avec la Prusse. Versailles le fusillera. Il avait 27 ans.
Peinture d'après les souvenirs du père de l'artiste et de survivants. Au premier plan, des pavés enlevés pour construire une barricade.
Trois pétroleuses :Marchais, Suetens et Rétiffe par Daniel Vierge, 1871
musée Carnavalet / non exposé
Publié et commenté dans Ma Commune de Paris
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Louise Michel, la vierge route de la Commune, raconté par Alain Decaux, 2019 |
Le mythe que toutes aient été tuées sur une barricade qu'elles défendaient montre le respect des hommes.
La Barricade de la place Blanche défendue par des femmes (recadré), artiste et date inconnus / zoom |
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À une autre occasion : « ...drapeau rouge déployé, venaient nous retrouver une vingtaine de femmes parmi lesquelles... » [leurs noms suivent]. Et encore : « elles pensaient les blessés sur le champ de bataille et souvent ramassèrent le fusil d'un mort. »
-- Louise Michel
Des « enfants perdus »
- « V. Thiebaut, âgé de quatorze ans, accourait à travers le balles donner à boire aux défenseurs. Les balles ayant forcé les fédérés à se replier, ils allaient sacrifier les vivres du bataillon lorsque l'enfant se précipite malgré les obus sur une pièce de vin qu'il défonce en criant, 'Ils ne ne boiront toujours pas notre vin!' Au même instant, saisissant la carabine d'un fédéré qui vient de tomber, il la charge... ».
-- Lissagary, Appendice V, un récit qu'il dit pris au hasard.
- Maxime Vuillaume les appelle des « gamins effrayants » quand ils rejoignent un peloton pour fusiller des otages (Mes cahiers rouges, p. 109).
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Un mariage sous la Commune par Félix Guerie, musée d'Art et d'Histoire de Saint-Denis, sans date / zoom |
Une peinture anti-communarde
Ils transmettent des messages, construisent des barricades, portent des obus et bien que la plupart des bataillons ne prennent pas de jeunes de moins de dix-sept ans, Louise Michel inclut des garçons beaucoup plus jeunes parmi ses compagnons d'armes.
Beaucoup sont orphelins, obligés de se débrouiller. Leurs origines et leur comportements sont les mêmes que ceux des gardes mobiles, mais leur encadrement et donc leur philosophie sont très différents.
C'est une raison pour le peu de crimes pendant la Commune.
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Avenue de Paris,Versailles / zoom |
Quelqu'un de l'ouest parisien aisé ouvre pour l'armée la porte de l'enceinte. Les troupes entrent sans combat et les résidents les accueillent avec joie.
21 mai 1871, les troupes pénètrent dans Paris par Charles Vernier, 1871 / zoom
Le commandant agite son épée avec cordialité à une foule qu'on divine.
Le 24 mai 1871 l'armée réunie à Versailles parvient après un siège en règle entre dans Paris. La population manifeste sa joie et fait à nos soldats l'accueil le plus sympathique. L'insurrection est vaincue, et les coupables qui ont sacrifié les otages et incendié la capitale, sont punis de leur crimes
« Tout au long des Boulevards...
des foules de gens bien habillés sortirent pour accueillir les troupes aux pantalons rouges. Ils applaudissaient. Ils avaient l'air d'être à l'Opéra et criaient : 'Bravo ! ' comme si une bataille avait été gagnée. Au dessus des soldats qui marchaient, des pièces de monnaie étaient lancés des fenêtres et sonnaient en arrivant sur les trottoirs. Dans cette partie de Paris, les pavés étaient restés sans bouger sur les chaussées. Les gens ne s'étaient pas soulevés, attendant d'être sauvés, jouant aux cartes pour passer le temps. Aussitôt qu'ils ont su que la situation était sûre, ils se sont rués dehors, des bouteilles de vin à la main. Les beaux messieurs se tenaient debout, souriants, pendant que les bras de leurs femmes s'ouvraient, couvrant les cous suintants de soie et de satin, envoyant des baisers à la volée vers les képis. »
-- Liberty's Fire, trad. Jean-Pierre Sutra
Après un détour pour punir les rebelles de Montmartre l'armée se dirige vers des territoires de l'est.
Marche des troupes Versaillaises, 21-22 mai / zoom
Elle cherche
« les épouvantails des gens de l'ordre ».
-- Louise Michel
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La Prise d'une barricade par Daniel Vierge, reproduite dans l'Humanité |




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