LES SYMBOLES DE POUVOIR DES PLACES PARISIENNES ÉVOLUENT AVEC LES RÉGIMES
Leur origine commune est la statue équestre de roi au pont Neuf. Ils soulignent le pouvoir de l'État.
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À la place de l'Étoile, l'Arc de Triomphe exalte les victoires des armées de la Revolution et de Napoléon. Pour réunir les Français autour de son pouvoir sans légitimité, Louis-Philippe finit (en 1836) ce que Napoléon avait commencé.
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Internet, photographe inconnu |
À la place de l'Opéra le monument lui-même est le symbole,
représentant le Second Empire (années 1850-1860) :
Un espace clos, des rues qui convergent, une architecture homogène
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À la place Vendôme, Napoléon érige une première colonne conçue pour honorer la victoire d'Austerlitz (en 1805). La Commune la détruit pour son militarisme (le 16 mai, 1871). Nous voyons une copie.
« Un monument de barbarie, un symbole de force brute et de fausse gloire, une insulte permanente des vainqueurs aux vaincus [...] la colonne Vendôme sera démolie. »
-- Décret de destruction
Internet, photographe inconnu
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La Grande Cour du Louvre adapte les places royales. Située entre le fleuve et la rue de Rivoli, elle ne peut pas être au centre de rues convergentes. Mais l'espace est public, l'architecture homogène et la Pyramide évoque l'État et le Président Macron y célèbre sa victoire électorale (en 2017) :
Quand on proteste l'insertion du monument contemporain dans l'espace ancestrale, le « Roi-Soleil du socialisme » — le Président Mitterand — déclare
« Je le veux ! » et on répond l'équivalent de « Oui, Sire » (en 1984).
L'empreinte de la monarchie,
une actualité.
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Suite,








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