LA FOULE ENVAHIT LE PALAIS, DÉTRUIT LES MEUBLES, BRÛLE LE TRÔNE, CONTRÔLE LA RUE... MAIS NE PILLE PAS
Brûler le carrosse royal pendant la Révolution parisienne de 1848, 25 février 1848 par Nathaniel Currier, 1848 / zoom
Détail du tableau Lamartine à l'Hotel de Ville
Pas de pillage, puisque les trésors sont apportés à l'Hôtel de Ville. La main qui sournoisement avance vers une théière enforce le clou en suggérant une exception.
« Il est remarquable que cette armée de bandits s'était interdit le vol au Tuileries et mettaient impitoyablement à mort ceux qu'elle surprenait s'appropriant quelque chose du château. »
-- George Rudé, La Foule dans la Révolution française, pp. 223 and 262,
basé sur des documents policiers et des récits d'époque, y compris d'opposants.
La même discipline marque la Révolution française et celle de 1830. Pour les hommes humbles qui ont saisi le palais des Tuileries palace emmener les articles de valeur qu'ils trouvaient à leur commandant, et ceux qui ne le faisaient pas « étaient livrés à une justice sommaire et expéditive. » En 1830 le pillage était « réprimé sans pitié. »
Pendant la Commune aussi il y avait très peu de crime.
« Le peuple seul portait des armes, gardait les lieux publics,
veillait, commandait, punissait. C'était une chose extraordinaire et terrible de voir dans les seules mains de ceux qui ne possédait rien toute cette immense ville, pleine de tant de richesses. »
-- Rodolphe Apponyi,
cousin de l'ambassadeur d'Autriche
Thiers « gesticulait, sanglotait, prononçait des paroles incohérentes. »
-- Le député qui le raccompagne quand l'insurrection réussit,
cité dans Thiers par Georges Valence
alors que les genoux tremblaient ».
-- George Sand
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Les textes actuels, à ma connaissance,
ne mentionnent ni cette discipline ni cette peur.
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