Musée Carnavalet, non exposé
jeudi 27 février 2014
VI.4. UNE FRATERNITQUI A RÉUSSI
VI.4.1. DES PARIAS PRENNENT LEURS VIES EN MAIN
Les Mystères de Paris par Eugène Sue, 1844
Ces piliers de taverne ne s'organisent pas. Anciens paysans,la ville leur semble incompréhensible.
- Ils se sentent désarmé, dépendants et inférieurs.
- Des palliatifs sont la sociabilité et de vivre au présent, surtout à la taverne.
- Des palliatifs sont la sociabilité et de vivre au présent, surtout à la taverne.
- Le sens de l'honneur peut remplacer l'absence de biens matériels, et exiger la réparation pour des insultes renforcer l'ego.
-- The Culture of Poverty par Jeffrey Kaplow, «The Name of Kings », 1972 Une description du XVIIIe qui reste actuelle.
- Les souvenirs de révoltes paysannes conduisent à participer dans les brèves insurrections urbaines, mais pas à une organisation à long terme.
- Les souvenirs de révoltes paysannes conduisent à participer dans les brèves insurrections urbaines, mais pas à une organisation à long terme.
Mais :
- Les gardes, fameux picoleurs, combattent aux barricades : « ...il n'y a guère le temps pour une tournée sur le zinc ».
-- Le musée Carnavalet, non exposé
- Quand la dernière barricade de Belleville est prise Jules Vallès s'enfuit, mais personne n'ose le cacher. Il tombe sur « une cantinière, en grand uniforme complet, superbe créature de vingt-cinq ans, le buste riche et la taille fine dans sa cuirasse de drap bleu : 'Voyez, j'ai quinze entamés. Vous passerez pour leur médecin.' » Elle lui fait une omelette, lui attache un tablier blanc et lui laisse son wagon.
Rapportage sur la Garde nationale / zoom (déroulez la page)
- Un père enrôle son dernier fils : « Prenez donc, citoyen, le dernier de mes fils, je l'offre de tout cœur à la patrie républicaine [...] placez-le dans le bataillon de votre choix et vous me rendrez mille fois heureux. »
On trouve beaucoup de témoignages similaires.
comme le font d'autres Américains, bien qu'ils s'opposent à La Commune :
s'organisent spontanément une génération avant
mercredi 26 février 2014
VI.4.2. DES ÉLUS QUE NOUS AIMERIONS AVOIR
LA GARDE CÈDE LE POUVOIR ET DÉCRIT LES DÉPUTÉS SOUHAITÉS
« CITOYENS,
Notre mission est terminée ; nous allons céder la place dans votre Hôtel de Ville à vos nouveaux élus, à vos mandataires réguliers.
Aidés par votre patriotisme et votre dévouement, nous avons pu mener à bonne fin l'œuvre difficile entreprise en votre nom. Merci de votre concours persévérant ; la solidarité n'est plus un vain mot : le salut de la République est assurée.
Si nos conseils peuvent avoir quelques poids dans vos résolutions, permettez à vos plus zélés serviteurs de vous faire connaître, avant le scrutin, ce qu'ils attendent du vote d'aujourd'hui.
CITOYENS,
Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont que vous choisirez parmi vous, vivant de votre propre vie, souffrant des mêmes maux.
Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenues ; les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours comme se considérant indispensables.
Défiez-vous également des parleurs, incapables de passer à l'action ; ils sacrifient tout à un discours, a un effet oratoire ou à un mot spirituel. — Évitez également ceux que la fortune a trop favorisé, car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé a regarder le travailleur comme un frère.
Enfin, cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du Peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue. — Portez vos préférences vers ceux qui ne brigueront pas suffrages ; le véritable mérite est modeste, et c'est aux électeurs de connaître leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter.
Nous sommes convaincus que, si vous tenez compte de ces observations, vous aurez enfin inauguré la véritable représentation populaire, vous aurez trouvez des mandataires qui ne se considérerons jamais comme vos maîtres. »
-- Le Comité central de la Garde nationale, Hôtel de Ville, le 25 mars 1871
VI.4.3. LES VICTOIRES DE LA COMMUNE
*Ils laissent passer des marchandises comme moyen de pression sur Versailles, mais ce siège est un handicap néanmoins.
La Lutte entre les fédérés et les troupes régulières à l'ouest de Paris par Michel Charles Fichot, 1871, zoom
La Presse pendant Commune, Les Amis de la Commune
-- Le Banquet des affamés par Didier Daeninckx, 2012Un roman qui suit les sources
Hannah Robinson pour le New York Times, 27 mars 2026 : zoom
-- Jules Andrieu, ci-dessous
- « Je n'ai jamais vu les rues si bien balayées depuis le siège qu'elles ne l'étaient ce matin. »
-- Le Révérend William Gibson de la Mission Méthodiste, Paris Babylon par Rupert Christiansian, 1994
-- Cité par Heather Cox Richardson, blog du 1 septembre 2024
Illustrated London News, zoom
- Le Chef du Personnel de l'Administration, Jules Andrieu, et ses anciens chefs, maintenant ses subordonnés
Il travaille seize à dix-sept heures par jour, dort sur un canapé et quitte l'Hôtel de Ville pour des raisons personnelles que quatre fois en cinquante jours.
Comme Louise Michel qui dit, «... je dormais un peu n'importe où, quand il n'y avait rien de mieux à faire ; bien d'autres en ont fait autant », et comme les hommes qui dorment à l'Hôtel de Ville dans le dessin en haut de page.
- Le dirigeant des Postes, Albert Theisz, et ses auxiliaires
et Les Services publiques sous la Commune,
Ce graveur sur bronze, membre de la Première Internationale, mobilise des auxiliaires pour déposer du courrier à des points que Versailles ne contrôle pas. Ils savent qu'ils seront arrêtés si pris.
Ils distribuent tout le courrier de l'intérieur de la ville dès le 4 avril, et trouvent une planche pour imprimer les timbres.
- 5400 francs par an pour les députés, 6000 pour les Délégués (Ministres).
- Points de comparaison : ouvriers spécialisés, 1000 par an environ ; le prédécesseur de Theisz, 71,000. (Thiesz lui-même refuse le supplément accordé aux députés.)
- La plupart des employés de la poste restent à Paris (huit cent sur mille environ) sachant qu'ils seront révoqués si Versailles l'emporte.
- Les pompiers restent aussi, bien qu'ils pourront être fusillés comme déserteurs (officiellement ils font partie de l'armée) : les plus connus le seront.
# # #
• Elle inspirait l'héroïsme.
forcé de s'agenouiller avant d'être fusillé :
l'effet de cet appel même longtemps plus tard.
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l'affirmation capitaliste
que la cupidité est intrinsèque à la nature humaine.
* * *
Suite,
samedi 8 février 2014
VI.4.4. ENRACINEMENT
Mais il est bien court le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles,
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille comme gouttes de sang...
Mais il est bien court, le temps des cerises,
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant !
Enregistrement traditionnel d'Yves Montand
Enregistrement récent (2008), Noir Désir
L'explosion de cette barricade s'est entendu jusqu'à Versailles. Les communards emprisonnés savaient alors que La Commune était finie.
Le Cri du peuple par Jacques Tardi (Castermann, 4 vols, 2001-04) d'après le roman de Jean Vautrin
La place de la Commune : à suivre
- La France insoumise a choisi le 18 mars, jour où La Commune éclata, pour lancer sa campagne présidentielle (de 2017) :
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Cergy-Pontoise insoumise |
- Sur les murs de quartiers où les combats étaient les plus sévères, et restent à gauche
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Ma Commune de Paris
# # #
- Le théâtre « La Commune » : Le nom suggère des productions innovateurs et réfléchis.
- Depuis 1883, des commémorations annuelles devant le mur où les derniers combattants ont été fusillés.
Le Mur des Fédérés, au cimetière du Père Lachaise
Par QMRK, 2021 / Irina Zwerger























