MENU : 6.3.1. Selon les vainqueurs
UN LIEU EMBLÉMATIQUE ET UN PANNEAU ABSURDE
Il raconte un drame impossible et omet La Commune.
La fusillade du 18 mars 1871
Des détails incompréhensibles pour les non-spécialistes sont en gras.*
*La plupart des 700 panneaux commandés par la Mairie de droite en 1992 suivent ce modèle d'obscurité et d'oubli de l'essentiel.
Après l'échec de l'expédition nocturne chargée de s'emparer par surprise des canons de la garde nationale la première effusion de sang a eu lieu au soir du 18 mars 1871. Le Général Clément-Thomas,
vieux républicain exilé sous l'Empire et revenu participer à la défense
de Paris après Sedan, est reconnu place Pigalle, malgré ses dénégations
et son habit civil : il est à la recherche du Général Lecomte, retenu
par les insurgés depuis le matin, pour avoir donné à la troupe l'ordre
de tirer sur la foule. Arrêté lui aussi, il est conduit au siège du
Comité central situé au 6, rue des Rosiers (rebaptisé en 1907 rue de
Chevalier de la Barre).
Condamné à mort après un jugement sommaire, tous deux sont passés par les armes contre le mur du jardin par leurs propres soldats.
Pourquoi octroyer deux lignes entières à un changement d'adresse et ne pas mentionner la Commune ?
* *
De plus, comment peut-on annoncer
un fait aussi inouï que des généraux
soit fusillés « par leurs propres soldats »
sans explication ?