dimanche 22 juin 2014

CORRIGER LES ERREURES, RENFORCER L'ÉSPRIT DES PUBS


LES FORCES SOCIALES SONT PRESQUE ABSENTES ET UN  PERSONNAGE REMPLACE LA COMMUNAUTÉ  

    Deux versions du programme de 2019 (utilisé encore en 2025)
 
La Commune de Paris...
  •  Une guerre civile sans contenu social : 


La Commune de Paris : 
Une guerre civile (1871)

1. Le retour au pouvoir des monarchistes exaspère la population parisienne  

Des élections législatives portent au pouvoir les monarchistes, qui choisissent Adolphe Thiers comme chef du gouvernement. Thiers autorise l'armée allemande à defiler triomphalement dans Paris, il choisit Versailles comme nouvelle capitale et ne verse plus les salaires à la garde nationale. Il est décidé de signer la paix avec l'Allemagne.

Contrairement à la  province, Paris a voté massivement en faveur des candidats républicains et pour la poursuite de la guerre et s'opposent à Theirs. En réaction, la majorité des bataillons de la garde refusent de se soumettre à l'autorité des Versaillais.

 Oublié 

  • La fin du moratoire du paiement de loyers et de dettes et des ventes des prêteurs ordonné pendant le siège. 

  • La perte pour des commerçants au bord de la faillite de la clientèle d'environ 700 députés avec leurs familles et leurs domestiques par l'installation du gouvernement à Versailles.

  • La croyance que Versailles acceptait la paix avec les Prussiens par peur des Parisiens et de leurs exigences sociales. 


2. La Commune de Paris face aux « Versaillais »

Le 18 mars 1871, le drame éclate. Thiers ordonne de s'emparer des canons de la garde national sur la butte Montmartre. Furieux, les Parisiens s'opposent, à l'image de Louise Michel. Thiers ordonne à ses troupes de se retirer de la ville, pour en faire le siège. La ville entière se révolte et élit des représentants de la Commune de Paris qui adoptent le drapeau rouge en remplacement du drapeau tricolor. 
  
  • La transformation sociale que les délégués esquisseront n'est indiqué que par le changement de drapeaux (inexpliqué).

  • Des mesures qui n'expliquent pas la nouveauté de La Commune, puisque la République les adoptera une décennie plus tard. 

[Paris veut] être libre, se gouverner elle-même, inventer une société nouvelle : séparer l'Église et l'État, laïciser l'école, libérer la presse, ouvrir les musées au public.
   
Omis : laisser les ouvriers gérer les établissement de propriétaires partis et le décret en préparation faisant fonctionner les établissements publics par les employés.

  • Indication de la violence versaillaise, sans mentionner les officiers encourageant le carnage avec l'accord du gouvernement ou les fusillades extrajudiciaires.  

« Soucieuses d'en finir, les troupes versaillaises se lancent dans une violence sans limites, lors de la Semaine sanglante (21-28 mai 1871). C'est la fin de la Commune et fait au moins 10 000 morts. La répression judiciaire succède à la répression militaire avec plus de condamnations : à mort, à la prison, ou bien — comme Louise Michel —  en Nouvelle-Calédonie (voir chapitre 8 p. 240) ».

  • L'accent sur une violence communarde (en fait six fusillades injustifiées, dues à un seul fanatique : la page précédente explique).  

Les communards plongent aussi dans une logique révolutionnaire caractérisée par la violence, avec l'exécution de plusieurs otages. ( « une logique révolutionnaire », phrase inutile dans un espace limité).
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L'insistence sur l'individu : Une seule figure, Louise Michel, remplace l'ensemble des communards... 

Gauche, arrestation de Louise Michel ; droite, les incendies associées à La Commune, sans mentionner la responsabilité comparable de l'armée. 


Choix qui s'oppose à cette alternative :  

Zoom (déroulez la page) 
  « Hommage des ouvriers du bâtiment à nos ainés morts pour la Commune. » 

Louise Michel (montrée sur la bannière de gauche) est une communarde parmi d'autres.  

Souligner une seule personne
humanise des détails politiques,
and renforce le message d'individualiste
 des pubs omniprésents. 

Coin des rues Tolbiac et Nationale, 13e, 2024

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