jeudi 19 juin 2014

ET APRÈS


LE MUSÉE OCTROIE QUATRE MÈTRES À LA COMMUNE, DANS UN COULOIR INSÉRÉ ENTRE DEUX SALLES CONSACRÉES AUX
ÉLITES

Le premier est dédié au baron Haussmann...




Le deuxième aux privilégiés de la Belle Époque : 



# # #

La Commune occupe un couloir entre ces deux espaces. Le début est une petite image de laveuses à la place Pigalle, rare œuvre du musée à reconnaître les gens du peuple mais sans autre rapport avec le sujet. 

La côtoyant est un récit dont le parti pris est le même que celui du manuel décrit plus haut. Les lettres sont trop petites pour être facilement lues. 



 72 jours de la Commune de Paris
(18 mars - 28 mai 1871)

La défaite laisse la France divisée. La décapitalisation de Paris en mars est rejeté par le peuple de Paris. [Ne mentionne pas les mesures qui affectent la population.] Les gardes nationaux créent une fédération républicaine (d'où le nom « fédérés ») et se regroupent sur les hauteurs de Montmartre et de Belleville. [Ne dit pas qu'ils contrôlent le nord, l'est et le sud, c'est-à-dire les territoires populaires]. Adolf Thiers, chef du pouvoir exécutif, ordonne la reprise de 277 [non, 177 canons : une erreur élémentaire, comme ici et icicanons de Montmartre, mais ses troupes battent en retraite à Versailles. L'homme politique et écrivain Jules Vallès écrit « Paris est reconquis ». [On substitue un individu au groupe.] Le 26 mars est élu un conseil général de Paris, en hommage à la commune insurrectionnelle de 1792-1794. C'est la première expérience d'autogouvernement communale dans l'histoire révolutionnaire [vrai ni pour Paris ni pour d'autres villes européennes]. La commune est proclamée le 28 mars. Plusieurs mesures (séparation de l'Église et de l'État, reconnaissance de l'union libre, élection des fonctionnaires et des juges, contrôle des citoyens sur les élus, éducation des filles...) [omet les mesures qui contestent l'hiérarchie sociale] sont adoptées. Mais le 21 mai, l'armée de Thiers envahit le sud-ouest de Paris. Les communards incendient de nombreux bâtiments publiques les 23 et 24 mai. [Omet les destructions de l'armée.] Entre 7000 et 10,000 personnes [plutôt 20 000-30 000meurent pendant la Semaine sanglante (21-28 mai 1871), qui marque la fin de la Commune.


Suit un tableau qui montre la communication par ballon pendant le siège de Paris, un service que le coût limitait aux privilégiés. Immense, il occupe une grande partie du passage théoriquement dédié à La Commune :
 

Dans l'espace qui reste : 

  • Du côté droit, quatre portraits de personnages périphériques.

Le tableau des ballons mord sur le passage.

De gauche à droite
 
    • Louise Michel, incontournable aujourd'hui mais peu connue à l'époque.

De l'autre côté du passage,
une exposition derrière une vitrine

  • Les proclamations qui ressortent par leur gross lettres noires mais n'interpellent pas le passant. La flèche indique le reflet du buste de Rochefort.

  • Sous les proclamations sont deux petites images de carnage : celle derrière la flèche est presque invisible et on voit mal le peloton d'exécution derrière le verre.  
Le musée renouvelle cette vitrine en remplaçant les images de carnage, mais elles sont toutes aussi petites et difficiles à déchiffrer. 


La suite conduit à des images des ruines des Tuileries et de l'Hôtel de Ville...


Les objets dans la niche au dessus de l'image de l'Hôtel de Ville ruiné concernent son passé pour souligner sa perte.  

...mais rien sur les destructions de l'armée.


# # #

J'y étais quand une classe de lycée est arrivée. L'enseignante a mentionné le baron Haussmann et le Second Empire...



...puis a rejoint la multitude de peintures de l'élite de 1900, en passant par le corridor sans un regard.



J'ai demandé à des jeunes gardiens
où trouver la présentation sur La Commune.
Ils ne savaient pas,
et n'en avaient jamais entendu parlé.

*    *    *

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire