mardi 29 octobre 2024

1.2.1. LES ROIS, SOCLE DE LA CIVILISATION FRANÇAISE



LA MONARCHIE LA PLUS ANCIENNE ET LA PLUS PUISSANTE
D'EUROPE EST À LA BASE DE LA CULTURE FRANÇAISE 
 
Son origine est venu du contrôle de la jonction des voies de commerce Gaulois (est-ouest) et Romains (nord-sud).


*     *

Habitudes venues de la cour... 

  • Un code de respect dont l'origine est le rang, tel le « Bonjour, Monsieur ou Madame » plutôt que le « hello » américain.

 Louis XIV octroie la Croix de Saint Louis à Versailles le 9 mai 1693, par François Marot, 1709 / zoom

 

  • L'appréciation pour la cuisine raffinée et les vins : Les repas royaux sont des rituels auxquels les courtisans assistent en restant debout.
 

    Le Roi de Suède dine à Versailles, fin du XVIIIe siècle / Internet, sans autre information et disparu.
Seuls les rois et les reines sont assis.

Suites actuelles :

    • Les repas eux-mêmes reflètent le rang : l'hors d'oeuvre exprime l'hiérarchie.
    • Air France sert un apéritif qui inclut du champagne et un vin correcte en bouteille de verre. Son partenaire américain Delta n'offre pas d'apéritif et sert un vin infect en tasses de plastique.

  • Le paysagisme ordonne la nature indisciplinée pour évoquer le pouvoir de Sa Majesté sur son royaume, et correspondre aux conduites codées du rang.

     Vie de cour à Versailles par Étienne Allegrain, vers 1688 / zoom

Parmi les adaptations étrangères : Amsterdam (les jardins van Loon) et Rome (la Villa Farnese).

Le parc de Choisy, dans le 13e arrondissement de Paris

  • Le ballet, une danse de cour : Les nobles gouvernent leurs corps comme ils gouvernent leurs esprits, ce qui les rend dignes d'être maîtres de leurs subordonnés et les forme à une cour d'où la spontanéité est bannie.
Nos pontas: disparu du web



Par Maurice Leloir, dans Le Roy Soleil par Gustave Toudouze, 1931, un livre d'histoire pour enfants
Leloir était un illustrateur connu pour la vérité de ses dessins historiques. Ils apparaissent souvent dans ces pages.

Louis XIV est devenu « le Roi-Soleil » en dansant le rôle d'Apollon à quinze ans.

Les prochaines pages poursuivent le lien entre la monarchie et l'identité française en examinant le rôle des femmes et de l'Église.

Plus tard: 
Des monuments dont on a oublié le sens
et un dessin urbain fondamental et ignoré.

*     *     *

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lundi 28 octobre 2024

1.2.2. DES FEMMES QUI LÉGUÈRENT LEUR RAFFINEMENT

 
ET ONT INSTAURÉ UNE CULTURE QUI LES APPRÉCIE 


François Ier (1525-1547) souhaitait que sa cour reflète son autorité croissante, mais les nobles restaient dans leurs châteaux à boire et à guerroyer.

   François Ier par Jean Clouet, vers 1530 / zoom                            

Alors il élargit une pratique du règne précédent : inviter des filles de nobles à la cour. Il prêta des robes et des bijoux somptueux aux trois cents jeunes femmes et les fit éduquer par la reine, en espérant qu'elles attirerait et civiliserait les hommes. 

  • Ce qu'elles ont fait. Des amitiés entre elles créèrent un réseau informel par lequel des hommes de leurs clans obtenaient ou passaient des informations, comprenaient ce qu'ils pouvaient obtenir sans le risque d'un refus et pouvaient préférer l'intrigue à l'agression. 
 -- Reines et favorites par Benedetta Craveri, 2005, p.46.

 

  • La cour de la première partie du XVIe siècle reste célèbre pour son raffinement.

Tapisserie, publication du Musée de la Renaissance


Soirée au Musée des Armées

  • Les guerres de Religion de la deuxième partie du siècle brisent cette culture :

Le festin des généraux, 1535, tapisserie au musée de la Renaissance, publication du musée  / zoom

 


  • Quand Henri IV, fondateur d'une monarchie beaucoup plus puissante, accède au pouvoir et met fin à ces guerres, la goujaterie de la cour choque Marie de Médicis, son épouse florentine. Une auteure de romans historiques exprime son dégoût par cette réponse imaginée :

 « Même à la cour il y avait un soudard dans chacun de ces hommes, et une fille publique dans chacune de ces femmes. Certains mots, certaines plaisanteries me faisaient fermer les yeux de confusion, même parfois me boucher les oreilles des deux mains... . »
--  La Galigaï par Eva de Castro, 1987, p. 198

  • Henri selon Rubens

La  rencontre à Lyon, cycle de Marie de Médicis par Rubens, 1626 / zoom
     « Henri IV se tient mal ! » s'est exclamé ma fille de huit ans en découvrant cette œuvre.

Le meilleur chef militaire de son temps, il avait passé quarante ans à l'armée. Il ne se baignait jamais, se rasait rarement et croyait que puer était la marque d'un gentilhomme virile habitué aux combats, bien supérieur à un bourgeois amolli. 

En dînant avec la reine, il l'éclaboussait. « Désolée, chérie », disait-il, et l'éclaboussait de nouveau. Mais ses lettres d'amour à ses amantes — on dit qu'il engendra cinquante-trois bâtards — sont des chef d'œuvres de style.

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Le changement est venu des « salons », où des femmes de la noblesse se rencontraient pour des conversations raffinées. Elles y inventèrent la célèbre « Carte du Tendre » qui expliquait aux gentilhommes que pour atteindre la « Mer dangereuse » de la passion il fallait avancer de village à village, pas à pas : 


       
Ce code soulignait l'usage du monde, la maîtrise de soi et l'importance du rang, attributs que la monarchie porterait aux extrêmes.

*    *

Reines et favorites, complémentaires et opposées :

  • La fonction essentielle des reines était de donner des enfants à la France. Aussi, en participant aux cérémonies, en visitant les églises et en offrant des aumônes elles renforçaient et humanisaient la monarchie.

  • Les jeunes demoiselles qui les entouraient assuraient le ton. Mais les reines elles-mêmes, des étrangères choisies pour des raisons politiques qui pouvaient ne jamais maîtriser le français ou les usages compliqués de la cour, restaient généralement en retrait. 

  • À partir du XVIe siècle trois reines émergent, comme régentes quand des rois décédés laissent des fils trop jeunes pour diriger, ou en maintenant leur influence sur eux. 

Ces anomalies :

Catherine de Médicis, reine mère 1559-1580's / zoom

« Personne n'aime la putain de son mari », Catherine de Medici écrit, montrant que les reines devaient accepter les favorites décrites ci-dessous. Cette servitude lui apprit l'observation et la duplicité qui lui ont contribué à son souvenir terrible : « Je n'ai jamais cru que vous mangiez les petits enfants », la reine de Navarre lui a écrit. 

Mais « Un opposant majeur et le vainqueur final, Henri IV, l'a appelé "un grand roi" ». 
-- Sur Marie de Médicis, roman historique par Balzac, vers 1840

Lourde, avec des yeux globuleux, vêtue du noir des veuves, le pouvoir plus que l'élégance l'intéressait. Mais les quatre-vingt jeunes femmes qui l'entouraient pour séduire et espionner maintenaient l'éclat de la cour.
 
Marie de Médicis, régente et reine mère,1600-1616 / zoom
Anne d'Autriche, régente puis reine mère,1643-1666 / zoom


Marie de Medici, lointaine parente de Catherine, aimait aussi le pouvoir. Son historie est racontéd ici et iciLa charmante, sociable Anne d'Autriche laissa la politique à son brillant Premier Ministre, en dirigeant la cour de façon experte.


  • Les favorites : les maîtresses royales officielles. Choisies par les rois, elles étaient généralement belles, cultivées et élégantes, des locomotives qui donnaient à la cour son éclat.

   Diane de Poitiers (1535-1559) / zoom             
La marquise de Montespan (1667-1680's) zoom

Diane de Poitiers, le pouvoir derrière Henri II, laissa Catherine de Médicis se morfondre pendant vingt ans. La marquise de Montespan contribua à la célébrité de la cour pendant les années les plus glorieuses de Louis XIV (1670-1685 environ). Son lien avec une empoisonneuse tueuse en série apporta sa chute : cliquez.

Madame de Pompadour, 1744-1764 / zoom
Madame du Barry, 1768-1774 / zoom

La marquise de Pompadour influença la culture brillamment et et la politique étrangère désastreusement. La comtesse du Barry laisse le rappel de son cri, « Encore un petit instant pour vivre ! » avant d'être guillotinée.

Les maîtresses royales encourageaient les nobles à rester à la cour coûteuse et étouffante, car si la favorite était de leur clan elle leur distribuait les largesses du roi, et si elle ne l'était pas, ils y intriguaient pour la remplacerDe plus, l'extravagance de ces favorites en faisait des paratonnerres, éloignant du roi la furie populaire.

-- Les Femmes du Roi-Soleil, 1998, par Simone Bertière

L'institution évolua au cours du XVIIIe siècle. Ni la Pompadour ni la du Barry étaient nées nobles (la dernière avait même été une escorte) et à une époque où la bourgeoisie gagnait en importance, on commençait à voir en les exploits érotiques du roi moins une preuve de bonne santé garantissant des belles récoltes qu'un dévergondage.

Mais à la Restauration les courtisans étaient ravis quand le roi âgé accorda un hôtel particulier à une confidante, y voyant un retour aux favorites et donc à l'Ancien Régime.  



     Zoom

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La cour, les salons et les rôles complémentaires des favorites et des reinesexpliquent l'influence des femmes sur la culture française.  

Elles ont encouragé les arts, 
exigé un rapport courtois entre les genres
et transformé le luxe en goût.

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dimanche 27 octobre 2024

1.2.3. L'ÉGLISE, INDISSOCIABLE DE LA MONARCHIE


LES ROIS FRANCS S'ALLIENT DÈS LE DÉBUT AUX PAPES  

En tant que les premiers barbares a accepter le catholicisme,* leurs descendants croient que « la fille aînée de l'Église » doit conduire les royaumes cadets.

-- La France, fille aînée de l'Église par René Rémond, « Les lieux de mémoire », III, 3, dir. P. Nora, 1992

*Les autres royaumes chrétiens, ariens, n'acceptaient pas le pape.

Saint Rémi baptise Clovis, IXe siècle / zoom
Le baptême de Clovis, point de départ de la monarchie française (vers 500)

Le Roi Dagobert sur le chantier de la future basilique de Saint-Denis par Robinet Testard, XVe siècle / zoom 

Le roi du VIIe siècle surveille la construction de la basilique du XIIe, car c'est lui qui fait du site le mausolée de la monarchie. 

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Plus tard...

  • Louis IX / Saint Louis construit la Sainte-Chapelle pour abriter ce qu'on dit  être la Couronne d'Épines. La lumière qui resplendit par les extraordinaires vitraux symbolise le rôle de la France comme Nouvelle Jérusalem, phare de la Chrétienté.
-- Vitraux : Pascal Payen-Appenzeller, pasteur et historien de Paris


Louis IX dépose la Couronne d'épines à la Sainte-Chapelle (vers 1250), illumination du XVe siècle / disparu du web 
 

   Des images remarquables et une explication de l'architecture paraissent ici.  

  • Les statues de rois de Judée sur la façade de Notre-Dame annoncent les rois de France :

Pamela Spurdon
 
  • Le clergé lettré apporte la bureaucratie essentielle à la stabilité de l'État ; son absence explique la fragmentation des royaumes mérovingiens et carolingiens.
-- Une histoire populaire de la France par Gérard Noisiel, 2018 (excellent)

  Rencontre des docteurs à l'Université de Paris par Étienne Colaud, 1537/ zoom

 

  •  Dieu envoie Jeanne d'Arc contre les Anglais chrétiens, la preuve, selon l'imagination de l'épôque, que la France est la Nation Élue, le royaume le plus chrétien. Que Dieu n'envoie pas une armée de chevaliers mais une jeune paysanne analphabète, rappelle le combat de contre Goliath et renforce l'idée d'un miracle. Les Anglais sont obligés de combattre cette croyance en la disant sorcière.  

              Jeanne d'Arc repousse les Anglais par William Etty, vers 1830, zoom

Remarquez le cheval blanc

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La sanctification

  • Au baptême de Clovis une colombe* arrive du ciel, « portant dans son bec une huile qui répandit des parfums d'une suavité sans égale », écrit Grégoire de Tours vers 570. Un roi sera considéré sacré, donc légitime, qu'après avoir été ondoyé par cette huile à Reims (en Champagne, à deux jours de marche de Paris).

*Symbole de l'esprit chrétien et un lien entre les trois dynasties royales (mérovingienne, carolingienne, capétienne), comme expliqué ici.)


   Internet, sans autres informations 

  • Que ce couronnement, et non pas la prise d'Orléans, soit considéré le point culminant de l'épopée de Jeanne d'Arc, montre sa nécessité. « Dieu te protégera » dit-elle pour persuader le Dauphin de traverser des terres tenues par les Anglais pour être sacré à Reims

     Peinture murale au Panthéon par Jules-Eugène Lenepveu, fin XIXe siècle / zoom

Une comparaison avec les funérailles royales du Dahomey comme accès au surnaturel paraît ici.

  • Cette sanctification oblige le roi à être catholique : Henri IV, protestant, doit abjurer sa foi et se convertir (en 1593).

         Abjuration d'Henri IV, 25 juillet 1593 par Nicolas Baullery, XVIIe siècle / zoom


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En disant que l'autorité vient de Dieu et non pas de l'Église 
les hérétiques menacent rois et papes, qui les opposent ensemble.

  • La phrase, «Tuez-les tous ! Dieu reconnaîtra les siens», voulait dire que Dieu enverrait au Ciel des catholiques massacrés. Elle est attribuée au représentant du pape qui accompagna l'armée royale française quand elle attaqua une ville tenue par les cathares.*

*Des chrétiens du XIIIe siècle détachés de l'Église.


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« L'alliance du Trône et de l'Autel » est renforcée quand le pape accepte que les rois nomment les bénéficiaires des charges ecclésiastiques, ce qui leur donne le contrôle des biens de l'Église (en 1516).

  • L'Église devient un bastion plus ferme encore de la monarchie, et de l'autorité dans son ensemble.

                 L'église Saint-Paul Saint-Louis à Paris /  Pamela Spurdon

L'architecture et le décor de la première église de style « jésuite » (baroque) en France, première pierre 1626, suggère qu'obéir au roi est nécessaire pour le salut : explications ici et iciÀ son sommet, un roi et une couronne. 

Les échevins de Paris rendant hommage à sainte Geneviève par Nicolas de Largillière, 1696, église Saint-Etienne-du-Mont à Paris / zoom

-- Maxime du Camp, Souvenirs de l'année 1848, 1876

 

  •  Une crucifixion survole le procès des communards, en 1871 (à suivre) :


Cette entente explique l'anticléricalisme viscéral à gauche, attitude qui aussi fait partie de l'identité française.

 Sac de l'évêché de Notre-Dame le 13 février, 1831 (détail), gravure de 1883 / zoom

 Des funérailles à Ornans (détail) par Gustave Courbet, 1849-1850 / zoom

Performance Nadège Maruta, photo Felix Sinpraseuth
« Cathédral », un pas du french cancan, danse des banlieues qui nargue l'autorité.


Les saints du XVIIe siècle Vincent de Paul et Louise de Marillac ainsi que l'Archevêque de Paris et les moines dominicains pendant la Commune, sont des figures héroïques de l'histoire religieuse. 

Mais l'Église resta dans l'ensemble conservatrice. Stendhal décrit presque tous les séminaristes comme des paysans rejoignant le clergé pour être sûrs d'être nourris et qui lisent à peine le latin. « Semblables aux soldats romains qui trouvaient la guerre un temps de repos, ces grossiers paysans sont enchantés des délices du séminaire. » Et une femme de la noblesse considère son directeur de conscience un valet qui l'accompagnera au paradis.

-- Le rouge et le noir (1830)

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Bien que la France actuelle soit explicitement laïque...

  • Le lien mondialement reconnu de la France et du catholicisme commence par les Croisades. Les musulmans appellent encore tous les croisés "Franj" (Franks).
-- Les croisades vues par les Arabes par Amin Maalouf, 1983

Internet, sans autres informations
Le pape rencontre Louis IX (Saint Louis) à Lyon quand il part en croisade. 

  • Une majorité des saints sont français ou ont vécu en France et le philosophe jésuite Teilhard de Chardin est toujours lu. 

  • Plus d'une centaine de pèlerinages en France attirent des catholiques du monde entier :
 
                                 Zoom

L'exposition de la sainte tunique du Christ à Argenteuil en 2016 attire 200,000 fidèles et conduit à créer des imprimés catholiques en Afrique.

  • Ses 750,000 églises rappellent son passé catholique.

Sainte-Elisabeth d'Hongrie, Paris

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Origines catholiques de traditions laïques

  • Le Panthéon, où reposent des héros de la République (Voltaire, Victor Hugo, Joséphine Baker...) est la version profane de la basilique de Saint-Denisnécropole royale.

    Zoom

  • Le cortège du 14 Juillet, héritier des processions religieuses :

 Procession de la Ligue dans la Cité, anonyme, vers 1590 / zoom

Internet, photographe non nommé

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« L’Europe et le monde attendent que nous défendions partout l’esprit des Lumières », dit Emmanuel Macron après sa victoire en 2017 aux élections présidentielles.

 La foi dans la mission universelle de la France
est la version laïque 
d'être l'épée de Dieu et le phare de la Chrétienté.

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