DÈS L'ENTRÉE, L'EXCEPTION À L'EFFACEMENT DE LA VIOLENCE CAR LE CAPITALISME TRIOMPHE
On voit une foule de plébéiens au loin, mais au premier plan des dames à la mode implorent des soldats :
Dans le tableau par lequel l'exposition commence, les figures importantes sont des gardes suisses ou des bourgeois. Les deux ouvriers, en blouses blanches,* ont leurs visages cachés :
* Blouses : un habit de travail qui s'arretaient au genoux, comme ceux que portent aujourd'hui les médecins. Des artisans de bouche, des ouvriers du textile, des plâtriers portaient des blouses blanches, qui apparaissent dans les tableaux pour accrocher la lumière.
Prise du Louvre, le 29 juillet 1830, massacre des gardes suisses par Louis Bezard, 1832 / zoom
Plus loin, des jeunes filles élégantes dont les coiffures ne peuvent être obtenues sans femme de chambre assistent des belligérants bien mis :
Ces deux illustrations montrent le même combat, mais dans des décors opposés.
- L'action de l'estampe se déroule dans un lieu anonyme qui pourrait être un quartier aisé : elle est exposée.
- Celle du grand tableau se situe explicitement à l'entrée du faubourg Saint-Antoine, un quartier populaire et symbole historique des luttes ouvrières : elle reste dans la réserve.
Deux cent étudiants et quelques intellectuels républicains étaient les seuls combattants de milieux privilégiés.
Les révoltes qui deviennent endémiquessix mois plus tard sont absentes.

.jpg)






%20cut%202%20550.jpg)