
François Ier par Jean Clouet, vers 1530 / zoom
- Ce qu'elles ont fait. Des amitiés entre elles créèrent un réseau informel par lequel des hommes de leurs clans obtenaient ou passaient des informations, comprenaient ce qu'ils pouvaient obtenir sans le risque d'un refus et pouvaient préférer l'intrigue à l'agression.
-- Reines et favorites par Benedetta Craveri, 2005, p.46.
- La cour de la première partie du XVIe siècle reste célèbre pour son raffinement.
Soirée au Musée des Armées
- Les guerres de Religion de la deuxième partie du siècle brisent cette culture :
- Quand Henri IV, fondateur d'une monarchie beaucoup plus puissante, accède au pouvoir et met fin à ces guerres, la goujaterie de la cour choque Marie de Médicis, son épouse florentine. Une auteure de romans historiques exprime son dégoût par cette réponse imaginée :
« Même à la cour il y avait un soudard dans chacun de ces hommes, et une fille publique dans chacune de ces femmes. Certains mots, certaines plaisanteries me faisaient fermer les yeux de confusion, même parfois me boucher les oreilles des deux mains... . »
La rencontre à Lyon, cycle de Marie de Médicis par Rubens, 1626 / zoom
- La fonction essentielle des reines était de donner des enfants à la France. Aussi, en participant aux cérémonies, en visitant les églises et en offrant des aumônes elles renforçaient et humanisaient la monarchie.
- Les jeunes demoiselles qui les entouraient assuraient le ton. Mais les reines elles-mêmes, des étrangères choisies pour des raisons politiques qui pouvaient ne jamais maîtriser le français ou les usages compliqués de la cour, restaient généralement en retrait.
- À partir du XVIe siècle trois reines émergent, comme régentes quand des rois décédés laissent des fils trop jeunes pour diriger, ou en maintenant leur influence sur eux.
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| Catherine de Médicis, reine mère 1559-1580's / zoom |
| Marie de Médicis, régente et reine mère,1600-1616 / zoom |
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| Anne d'Autriche, régente puis reine mère,1643-1666 / zoom |
Marie de Medici, lointaine parente de Catherine, aimait aussi le pouvoir. Son historie est racontéd ici et ici. La charmante, sociable Anne d'Autriche laissa la politique à son brillant Premier Ministre, en dirigeant la cour de façon experte.
- Les favorites : les maîtresses royales officielles. Choisies par les rois, elles étaient généralement belles, cultivées et élégantes, des locomotives qui donnaient à la cour son éclat.
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| Diane de Poitiers (1535-1559) / zoom |
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La marquise de Montespan (1667-1680's) / zoom |
Madame de Pompadour, 1744-1764 / zoom
Madame du Barry, 1768-1774 / zoom
La marquise de Pompadour influença la culture brillamment et et la politique étrangère désastreusement. La comtesse du Barry laisse le rappel de son cri, « Encore un petit instant pour vivre ! » avant d'être guillotinée.
Les maîtresses royales encourageaient les nobles à rester à la cour coûteuse et étouffante, car si la favorite était de leur clan elle leur distribuait les largesses du roi, et si elle ne l'était pas, ils y intriguaient pour la remplacer. De plus, l'extravagance de ces favorites en faisait des paratonnerres, éloignant du roi la furie populaire.
-- Les Femmes du Roi-Soleil, 1998, par Simone Bertière
L'institution évolua au cours du XVIIIe siècle. Ni la Pompadour ni la du Barry étaient nées nobles (la dernière avait même été une escorte) et à une époque où la bourgeoisie gagnait en importance, on commençait à voir en les exploits érotiques du roi moins une preuve de bonne santé garantissant des belles récoltes qu'un dévergondage.
Mais à la Restauration les courtisans étaient ravis quand le roi âgé accorda un hôtel particulier à une confidante, y voyant un retour aux favorites et donc à l'Ancien Régime.
- Par ses dépenses et en devenant l'icône de la mode, Marie-Antoinette agit comme une favorite et sema les graines de son destin.












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