LES TROUPES FRANÇAISES DÉVASTENT UNE PARTIE DE L'ALLEGMAGNE POUR CRÉER UNE DÈSERT IMPASSABLE
(EN 1674 ET ENCORE PLUS EN 1689)
Le château de Heidelberg : souvenir français
Les destructions des armées françaises en 1688 et 1689 : le rouge foncé indique la désolation totale, le rouge moyen la ruine partiale, le rouge pale des ravages isolés :
- Preuve de la destruction délibérée : certaines populations obtiennent un préavis d'une semaine, et sont aidées à partir avec des charrettes et des vivres. Certaines seront les aïeules des « Pennsylvania Dutch » aux États-Unis (la note 11 de cet article).
- Le pillage avait toujours été une façon de payer les troupes, et les ruines de réduire les ressources de l'adversaire. Pendant la Guerre de Trente Ans (1618-1648) le fanatisme avait ajouté à l'horreur. Mais les destructions n'étaient pas systématiques.
Infanterie en bataille, un village qui brûle au loin par Sebastian Vrancx (vers 1640) / zoom
- « Messieurs les Anglais, tirez les premiers » : La phrase célèbre (de 1745) reflète le code qui au XVIIIe siècle limitait la sauvagerie (bien que le temps nécessaire pour recharger les mousquets rendrait les Anglais sans défense).
Cette destruction qui se faisait sans haine ou idéologie par des troupes relativement disciplinées choqua plus qu'à d'autres époques.
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Le château d'Heidelberg: souvenir allemand
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Le château d'Heidelberg par Gerrit Berckhevd, 1670 / zoom |
- Brochure anonyme, 1693
« La tésidence des électeurs-princes, pitoyablement endommagée et abandonnée par les Français barbares : la ville de Heidelberg »
- Manuel scolaire, 1858
« La destruction de Heidelberg par les Français en 1689 »
- Le château n'a jamais été reconstruit.
- « Les Français passaient autrefois pour une nation honnête, humaine, civile, d'un esprit opposé aux barbaries ; mais aujourd'hui un Français et un cannibale, c'est presque la même chose dans l'esprit des voisins. »
-- Attribué à Pierre Jurieu, un pasteur calviniste : pour le récit complet, cliquez
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- Pendant la guerre franco-prussienne (de 1870-1871) les troupes prussiennes ont bombardé Paris avec une violence particulière avant l'armistice, et Bismarck a proclamé le Reich allemand dans la Salle des Glaces à Versailles pour marteler la vengeance (cliquez et déroulez). Annexer l'Alsace et la Lorraine devait prévenir une autre invasion française.
- Le désir français de reprendre les « provinces perdues » a contribué à la Première Guerre Mondiale.
Monument à Jeanne d'Arc par Emmanuel Frémiet, place des Pyramides |
La première statue a être construite en France après sa défaite par la Prusse est celle-ci de Jeanne d'Arc, qui repoussa l'adversaire. Elle domine une place face au Louvre (défaite 1870, statue 1874).
- Le Traité de Versailles et l'occupation de Rhénanie, actes volontairement humiliants, ont encouragé la montée d'Hitler.
- Des Allemands ont été terrifié à l'arrivée aux troupes française en 1944, craignant une répétition des horreurs du XVIIe siècle.
La menace de l'URSS mit fin à cette suite. Mais pendant un tour que j'ai guidé aux Plages du Débarquement quelques Français ont refusé de sortir du car pour visiter le cimetière des soldats allemands, et des cousines allemandes de vingt ans refusent de venir en France par peur d'être appelées nazies.
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- Le puissance que l'arche proclame était réelle pour une quinzaine d'années : « ...le grand roi de la chrétienté, qui imposait ses lois jusque dans la Suède et le Brandenburg, trônait sur l'univers moins par la force que par l'admiration. Je l'aimais d'un amour timide. »
L'Allée du roi, roman historique très respecté par Françoise Chandeneggor, 1981 (légèrement adapté)
- Ensuite des Européens réunis écrasèrent presque le royaume.
Sur son lit de mort Louis XIV « fit approcher le Dauphin et lui dit...
Par Maurice Leloir dans Le Roy Soleil
Mon enfant, vous allez être un grand roi ; ne m'imitez [...] pas dans le goût que j'ai eu pour la guerre ; tâchez, au contraire, d'avoir la paix avec vos voisins [...] tachez de soulager vos peuples ; ce que je suis assez malheureux pour n'avoir pu faire. »
-- XXXIV. Journal de la maladie du roi, « Louis XIV et sa cour du duc de Saint-Simon »,
ed. 1994, p. 259 (abrégé)
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Imaginez l'effet de l'arc quand les maisons étaient basses.
Avancer vers l'arc fait méditer à l'hubris,
à condition de connaitre une histoire
rarement racontée aujourd'hui.
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Suite,





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