mardi 8 mars 2016

4.3.5. EFFETS À LONG TERME DU « PASSAGE DU RHIN »

 

LES TROUPES FRANÇAISES DÉVASTENT UNE PARTIE DE L'ALLEGMAGNE POUR CRÉER UNE DÈSERT IMPASSABLE 
(EN 1674 ET ENCORE PLUS EN 1689)

Le château de Heidelberg : souvenir français  

L'Incendie du château de Heidelberg par Maurice Leloir pour le livre pour enfants mentionné si-dessus, 1931.


Les destructions des armées françaises en 1688 et 1689 : le rouge foncé indique la désolation totale, le rouge moyen la ruine partiale, le rouge pale des ravages isolés :

Le Palatinat, où la plupart des destructions eurent lieu.

  • Preuve de destruction délibérée : certaines populations obtiennent un préavis d'une semaine, et sont aidées à partir avec des charrettes et des vivres. Les « Pennsylvania Dutch » sont venus ainsi aux États-Unis (la note 11 de cet article).

  • Le pillage avait toujours été une façon de payer les troupes, et les ruines de réduire les ressources de l'adversaire. Pendant la Guerre de Trente Ans (1618-1648) le fanatisme ajoutait à l'horreur. 
Mais les destructions n'étaient pas systématiques.

Infanterie en bataille, un village qui brûle au loin par Sebastian Vrancx (vers 1640) / zoom

  • « Messieurs les Anglais, tirez les premiers » : Le temps nécessaire pour recharger les mousquets rendrait les Anglais vulnérables après ce tire, mais la phrase célèbre de 1745 reflète le code qui au XVIIIe siècle limitait la sauvagerie. 


                  La Bataille de Fontenoy, 1745 : Messieurs les Anglais tirez les premiers (recadré) / zoom 

Une destruction qui se faisait sans haine par des troupes relativement disciplinées choqua plus qu'à d'autres époques. 

*    *

 Le château d'Heidelberg: souvenir allemand

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    Le Château d'Heidelberg par Gerrit Berckhevd, 1670 / zoom

  • Brochure anonyme, 1693

« La résidence des électeurs-princes, pitoyablement endommagée et abandonnée par les Français barbares : la ville de Heidelberg » 

  • Manuel scolaire, 1858
« La destruction de Heidelberg par les Français en 1689 » 

  • Le château n'a jamais été reconstruit.  


  • « Les Français passaient autrefois pour une nation honnête, humaine, civile, d'un esprit opposé aux barbaries ; mais aujourd'hui un Français et un cannibale, c'est presque la même chose dans l'esprit des voisins. » 
    -- Attribué à Pierre Jurieu, un pasteur calviniste : pour le récit complet, cliquez

    *    * 

  • Pendant la guerre franco-prussienne (de 1870-1871) les troupes prussiennes ont bombardé Paris avec une violence particulière avant l'armistice. Bismarck a proclamé le Reich dans la Salle des Glaces à Versailles pour marteler la vengeance. 

Annexer l'Alsace et la Lorraine devait prévenir une autre invasion française. 
 
  • Le désir français de reprendre les « provinces perdues » a contribué à la Première Guerre Mondiale.

Monument à Jeanne d'Arc par Emmanuel Frémiet, place des Pyramides

La première statue construite en France après sa défaite par la Prusse, celle-ci de Jeanne d'Arc qui repoussa l'adversaire, domine une place en face au Louvre (défaite 1870, statue 1874). 

  • Le Traité de Versailles et l'occupation de Rhénanie, actes volontairement humiliants, ont encouragé la montée d'Hitler.  

  • Des Allemands ont été terrifié à l'arrivée aux troupes française en 1944, craignant une répétition des horreurs du XVIIe siècle.  
La menace de l'URSS mit fin à cette suite. Mais quand j'ai guidé un tour aux Plages du Débarquement des Français ont refusé de sortir du car pour visiter le cimetière des soldats allemands, et des cousines allemandes de vingt ans ne viennent pas en France par peur d'être appelées nazies.

*    *

  • Le puissance que l'arc proclame était réelle pour une quinzaine d'années :
« Le grand roi de la chrétienté, qui imposait ses lois jusque dans la Suède et le Brandenburg, trônait sur l'univers moins par la force que par l'admiration. Je l'aimais d'un amour timide. »
  -- L'Allée du roi, roman historique très respecté par Françoise Chandeneggor, 1981 (légèrement adapté) 

  • Ensuite des Européens réunis écrasèrent presque le royaume. 

Sur son lit de mort Louis XIV « fit approcher le Dauphin et lui dit...

Par Maurice Leloir dans Le Roy Soleil

Mon enfant, vous allez être un grand roi ; ne m'imitez pas dans le goût que j'ai eu pour la guerre ; tâchez, au contraire, d'avoir la paix avec vos voisins [...] tachez de soulager vos peuples ; ce que je suis assez malheureux pour n'avoir pu faire. »

-- Louis XIV et sa cour par le duc de Saint-Simon,
  XXXIV. Journal de la maladie du roi, ed. 1994, p. 259 (abrégé) 


*    *

Imaginez l'effet de l'arc quand les maisons étaient basses.




Avancer vers se monument fait méditer à l'hubris,
à condition de connaitre une histoire
rarement racontée aujourd'hui. 

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Suite,



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