jeudi 26 janvier 2023

DÉFILER SUR LA RUE SAINT-DENIS


DES FÊTES QUI CÉLÈBRENT LA MONARCHIE

Les résidents pendent des tapisseries ou des étoffes somptueuses des fenêtres et des trompettes sonnent.  

L'Entrée de Charles VII à Rouen, 1449 / zoom
 

     L'Arrivée des croisés à Constantinople (détail) par Jean Fouquet, milieu du XVe siècle / zoom


 À une halte on regarde des joutes.

     L'Entrée d'Isabeau de Bavière à Paris,1389, « Chroniques de Froissart » zoom

Bouffons et élégance

        Détail de L'entrée d'Isabeau de Bavière en 1385 par Jean Fouquet / zoom
Remarquez les pieds du spectateur.

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Le pouvoir grandissant conduit à une évolution :

  • 1557 : Venue de la mythologie, qui renforce les nobles et les rois. 

Henri IV entre à Rouen, le 1er octobre 1550zoom

  • 1594 : Une foule de soldats 

   Henry IV arrive à Notre-Dame, le 22 mars 1594 /  zoom



  • 1661 : Louis XIV rend la statue d'Henri IV au pont Neuf le point culminant de son entrée, qui se termine non pas à Notre-Dame mais au palais du Louvre.

L'Entrée de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Espagne en 1660, sans autres informations zoom

Ces changements font partie 
du renforcement du pouvoir.

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mercredi 25 janvier 2023

LES FUNÉRAILLES ROYALES PRENNENT LA VOIE À REBOURS


LES CORTÈGES SE DIRIGENT VERS LES SÉPULTURES DE
LA BASILIQUE SAINT-DENIS, LIEU QUI ÉVOQUE LE DÉBUT DE LA FRANCE CHRÉTIENNE

Adapté d'une carte de 1565, zoom

 Zoom

 Exposition Le roi est mort (Louis XIV, en 1715) à Versailles 

  Le cortège funéraire de Charles VI in 1522 (recadré) / zoom

Funérailles de Philippe le Bel1314 / zoom 

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mardi 24 janvier 2023

LA PORTE DISPARUE


LA PROCESSION SE FORME À LA BASILIQUEDESCEND LA RUE SAINT-DENIS ET ENTRE À PARIS PAR LA PORTE DE L'ENCEINTE

                                                                                                                                                     Paris en 1530 / zoom

L'entrée de Jean II le Bon, le 27, 1350 par Jean Fouquet, vers 1475, zoom

L'entrée de la reine Isabeau de Bavière, le 22 août 1389 / zoom

L'entrée de Charles VII en 1436 / zoom (pour d'autres images, déroulez la page) 
L'entrée pour le mariage de Isabeau de Bavière en 1385 / zoom
  Charles IV accueil Isabelle de France en 1325 / zoom 


     Une autre version de l'entrée montrée ci-dessus, Chronique de Froissartzoom
 

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La présence de la porte n'est signalée que par un panneau qu'il faut chercher...

 

 
On passe devant
sans le remarquer.

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Suite,




lundi 23 janvier 2023

AU DELÀ DE LA PORTE, LE GIBET ROYAL


UN CHEMIN LUGUBRE CONDUIT AU GIBET DE MONTFAUCON 
(COMMENCÉ EN 1303, DÉMOLI EN 1760)
--  La principale étude utilisée ici : 
 Condamner à mort au Moyen Âge, 2018, par Claude Gauvard

 Disparu du web

Le trajet prenait quatre ou cinq heures à partir de la prison de Châtelet :

     Paris en 1530 / zoom

    Adapté d'un plan de 1609 / zoom
 Il n'en reste aucune trace (le site est au 18 rue Boy-Zelensky, 10e, m° Colonel Fabien).

Les gibets étaient construits à des carrefours hors les villes,
sur des hauteurs pour être vus de loin : le mot vient de « jebel »,
« montagne » en arabe, un terme ramené par des Croisés :

               Le Gibet de Montfaucon imaginé par François Alexandre Pernot vers 1850 / zoom

Montfaucon, le gibet du roi, se dressait avec ses seize piliers reliés par des poutres, permettant d'exposer une trentaine de cadavres. Les villes et les nobles possédaient leurs propres gibets, dont le nombre de piliers — de deux à huit — reflétait leur rang social. Cependant, l'affirmation progressive du pouvoir royal rendit leur utilisation de plus en plus rare, les réduisant à de simples symboles de prestige.

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Selon la situation militaire, les convois s'arrêtaient au couvent des Filles-Dieu, juste avant ou après la porte Saint-Denis :

Dessin d'un livre du XIXe siècle sur Paris / zoom

Devant un grand crucifix l'aumônier versait de l'eau bénite sur la tête du condamné, lui préparant à la mort comme le baptême prépare à la vie. Ensuite une religieuse lui donnait un verre de vin et trois morceaux de pain : une préparation pour l'autre monde.*

*Les Dahoméens et les Ashanti partageaient une croyance qui va dans le même sens :  Il fallait bien traiter et bien nourrir les prisonniers avant de les sacrifier pour que leurs esprits servent avec bonne humeur les ancêtres. 

Un second arrêt était à la « Croix de Craon », où le condamné faisait sa dernière confession :

Saturn avec ses enfants (détail), anonyme, fin du XVe siècle / zoom

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« La Balade des pendus »un des plus célèbres poèmes français,
à été écrit par le voleur et meurtrier Francois Villon en attendant d'être pendu à Montfaucon :

Frères humains* qui après nous vivez,
N’ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous merci,
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six [... ]
De notre mal personne ne s’en rie
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
-- Pour le texte complet, cliquez sur le lien ci-dessus 
   
*Ces mots commencent la mémoire imaginée d'un officier SS de la Deuxième Guerre Mondiale, qui dit, « Je suis coupable, vous ne l'êtes pas, c'est bien. Mais vous devriez peut-être vous dire que ce que j'ai fait, vous l'auriez fait aussi. Avec peut-être moins de zèle, mais peut-être aussi moins de désespoir, en tout cas d'une façon ou d'une autre. » Il demande qu'on ne juge pas, comme le fait Villon, mais les mémoires s'arrêtent brusquement et on suppose que ses souvenirs l'ont rendu fou.  
-- Les Bienveillantes par Jonathan Little, 2007

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Le lieu exprimait le pouvoir :

  • Les illuminations de Montfaucon incluent le roi.

Le Supplice des Amalnicians devant Philippe II de France par Jean Fouquet, mi-XVe siècle, zoom


Le Martyre de Sainte Catherine par Jean Fouquet / zoom

  • Y exhiber les restes d'adversaires montrait l'étendue de leur défaite, comme l'a fait Charles IX en y exposant le corps mutilé de du chef protestant Gaspard de Coligny après le massacre de la Saint-Barthelémy :

Le Massacre de la Saint-Bartholomé par François Dubois, 1572 / zoom

Gaspard de Coligny va être jeté par la fenêtre. Le tableau montre Monfaucon en arrière-plan.

« Le 28 août 1572 Catherine de Médicis, Charles IX et la cour firent visite au cadavre de l'amiral Coligny pendu par les pieds au gibet (car le cadavre n'avait plus de tête). 

Quand on engagea le roi à ne pas s'attarder dans ces lieux puants, il a répondu: 'Allons donc, messieurs, est-ce que le cadavre d'un ennemi ne sent pas toujours bon ? Toutefois il n'est si agréable compagnie qu'on ne quitte. Salut, noble Gaspard' et le roi et les gentilshommes ont mis chapeau bas et s'en retournèrent satisfaits. »
-- Internet, sans source


        Illustration de La Balade des pendus / zoom

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