samedi 22 juillet 2023

IMAGINEZ UN FILM DANS LES JARDINS D'AUJOURD'HUI...


JOUÉ PAR DES PERSONNES QU'ON POURRAIT CROISER 

Ces jeunes femmes visiteraient les boutiques.



Ces étudiants luxembourgeois joueraient Lucien de Rubempré et Julien Sorel, provinciaux jeunes et beaux faisant leur chemin à Paris, et une ravissante asiatique ferait partie des étrangers qui venaient du monde entier.



Un professeur de philosophie figurerait dans une scène de discussions de cafés. 


Des comédiens présenteraient leurs spectacles.



La nuit tombée, on verrait des émigrés revenus secrètement comme espions ou trafiquants de faux assignats, frappant « Au n° 50 ».


     Une table de jeu à Devonshire House par Thomas Rowlandson, 1791 / zoom
Son salon ont du ressembler à celui-ci.

C'était un lieu de jeu distingué, car Madame de Sainte-Amaranthe, petite nièce du duc de Saint-Simon et membre de la cour de Versailles, l'avait créé pour s'adapter à la Revolution. Elle recevait les émigrés, qui pouvaient être des espions ou des faux monnayeurs, en soudoyant la police. 

Portrait de Madame de Sainte-Amaranthe par L.C. Carmontelle, 1775 / Ces dames de Sainte-Amaranthe (déroulez la page pour un récit).

Tant que Danton la protégeait elle était intouchable, mais quand il a été guillotiné, elle l'a été aussi.
--  Les libertines, plaisir et liberté aux temps des Lumières,
 par Olivier Blanc, chapitre 1, 1997

*    *

Le réalité était souvent tragique, comme on sait par cette histoire et par le prêtre attendant les confession des perdants au jeu.

Mais ce film montrerait le lieu actuel heureux.

Danse dans l'ancienne cour des éditeurs et des libraires.

Avec un « happy end ».



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Suite,




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