jeudi 26 juin 2014

« LES OTAGES DE LA RUE HAXO », L'AUTRE TUERIE MÉDIATISÉE


DES MEMBRES DE LA COMMUNE NE PEUVENT PAS SAUVER CINQUANTE VICTIMES D'UNE FOULE PANIQUÉE 
(LE 26 MAI) 

Une deuxième fusillade offre à Versailles une autre justification pour sa violence, comme le montre la légende sous l'image de Parisiens aisés accueillant les troupes versaillaises.

-- Source principale : 
Mes Cahiers rouges, un peu de vérité sur la mort des otages
par Maxime Vuillaume, vers 2010, pp. 68-127.
Il décrit le drame après avoir examiné les documents,
suivi la route de la prison au lieu d'exécution et interrogé des témoins..

Un autre montage des Crimes de la Commune

Une horde se venge sur des gens qui n'ont aucun rapport avec les combats mais sont du côté versaillais : « Voila huit jours qu'on fusille les nôtres en tas ! » crie un vieux combattant. « Et vous voulez qu'on épargne ces gens-là !' » Il braque son révolver sur un membre de La Commune qui tente de protéger les prisonniers.

Quatre fédérés (des soldats de la Commune, donc des hommes armés), exigent que tous les prisonniers leur soient remis. Avec leur peloton et une trentaine d'enfants perdus ils avancent avec trompettes et en entonnant un chant à boire, vers la Mairie du 20e et le terrain vague à Belleville qui côtoie l'enceinte. 

« Le spectacle que présente la rue Haxo est terrifiant. Quand les hurlements de la foule s'apaisent, on entend les détonements de la bataille toutes proches. Tout près, des fuyards se rue à la porte de l'enceinte pour tenter de franchir les lignes prussiennes.

Mêlés aux sifflement des balles et aux déchirements des obus, on distingue — ô dérision  — les airs de valse que jouent, à quelques cent mètres du glacis de l'enceinte, les musiques allemandes. »
-- p.114

Plusieurs membres de la Commune occupent un cabaret proche, au 78 rue Haxo, dont une fenêtre donne sur ce terrain vague. Ils tentent de s'opposer au massacre. 

« Cournet, Délégué à la sureté, ceint son écharpe rouge et veut parler. On couvre sa voix. On le menace. 

Varlin fait des efforts surhumains. Il propose à ses collègues et à quelques amis de se rendre au milieu de la foule, dans le jardin. 

-- Non,' objecte Roulier [cordonnier membre de la commission du Travail»« Il ne faut pas qu'on puisse dire un jour que les membres de la Commune étaient là. » 

 « Tout effort pour les arracher à la mort serait désormais vain. Il n'y a plus, pour ce que révolte cet inutile hécatombe, qu'à se jeter dans la bataille, ou à fuir [...] ». (Alavoine réunit quelques hommes et ils se dirigent vers le combats aux Buttes-Chaumont.)

« Varlin s'était remis à signer des ordres, à délivrer des bons et de l'argent pour les requisitions, calme en apparence.

Soudain, les coups de feu éclatent ».
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Un mémorial au cimetière de Belleville honore les gardes assassinés :
 
 
--  Cimetières de France, le cimetière de Belleville (déroulez la page)

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La description (cliquez pour élargir la photo) accepte sans hésiter la version versaillaise, ignorant les foules terrifiées et les tentatives des membres de La Commune de sauver les victimes. De plus, les erreurs montrent que l'auteur n'a pas consulté le texte de Vallès facilement accessible. Le sujet ne l'intéresse pas. 

  • « Durant la Commune, en représailles pour les massacres des Versaillais, 51 otages, gardes républicains, gendarmes, civils, prêtres et pères jésuites, l'abbé Planchat, étaient fusillés pendant la semaine sanglante par les fédérés le 28 mai 1871.
Le nombre d'otages était 50, bien que quelqu'un dans la foule soit tué aussi. La date était le 26 mai.

  • La fusillade s'est faite derrière le mur du cimetière à la Villa des Otages, 85 rue de Haxo. »
Le mur du cimetière, aujourd'hui disparu, était à dix minutes du lieu de la fusillade. L'auteur n'a pas visité le site.

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Sur la rue devant le site où la fusillade eut lieu, ce panneau :  





« Le 26 mai, 1871, cinquante otages de la prison de la Roquette, surtout des prêtres, des gardes et des policiers, y ont été amené et abattus sans jugement [...].

Eugène Varlin et des membres du Comité Central, essayèrent en vain de s'opposer à sa massacre. Mais rien ne pu arrêter la foule, désespérée par les exactions et les exécutions sommaires des Versailles, qui reprenaient alors Paris rue par rue, maison par maison.

Un feu de peloton, quelques coups isolés d'abord puis une décharge longue, longue qui n'en finit plus... (Jules Vallès, L'insurgé, 1885). »


La mésinformation habituelle est une raison de plus
pout apprécier ce panneau qui, exceptionnellement, 
est sans erreur et dit ce qui compte.

*     *     *
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mercredi 25 juin 2014

DES MARTYRS CATHOLIQUES QUE MÊME L'ÉGLISE OUBLIE

 

CINQ MOINES DOMINICAINS ET SEPT AIDES LAÏQUES,
AUSSI MASSACRÉS PAR UNE FOULE HYSTÉRIQUE

Leur histoire est déformée puis effacée.
-- Les sources paraissent en fin de page.

 Crimes de la Communezoom
Le massacre des Dominicains d'Arcueil, 25 mai, montage Versaillais

Le récit

  • Des moines dirigent un lycée à Arcueil, au delà des fortifications en allant vers Versailles. Ils connaissent le péril de cet emplacement et pourraient se retirer à la maison mère, mais restent pour secourir les blessés.*

*Pendant le siège, 1500 ; à l'époque de cette histoire, 20 blessés des deux bords et environ 300 élèves. 
Adapté d'un plan des fortifications de Paris / zoom 

  • La présence réelle d'espions et de traîtres* conduit à toutes sortes de rumeurs, même qu'un passage souterrain joint l'école à Versailles. Quand le toit d'un château à quelques pas prend feu, les communards croient que le moines l'ont allumé comme signal aux Versaillais. Le commandant du fort de Bicêtre vient enquêter. Bien que convaincu de l'innocence des moines, il les envoie avec leurs aides laïques, 20 personnes en tout, comme prisonniers à Bicêtre pour leur protection.

*Lissagary mentionne trente-deux espions sur une liste versaillaise (Annexe XII).


Il remplace le bataillon par le légendaire 101e, dirigé par Jean-Baptiste Sérizier.

  • Quand ce battalion se replie sur sa base du 13e, ils emmène les prisonniers, toujours pour leur protection. Gardes et moines semblent s'entendre : les moines ne tentent pas de s'échapper, avec une exception, bien que des témoins disent que cela aurait été facile (Vuillaume). Ils frappent sur la porte de la ville quand seuls les soldats sont admis, vers midi (Comte). Une foule terrifiée les entoure.
  • Un obus tombe dans la cour, annonçant l'imminence de l'attaque. Une tête brûlée menace de fusiller les chefs communards s'ils n'exécutent pas les moines. Sérizier envoie les prisonniers au centre de détention à quelques pas. Le gardien est un proche et il les croit en sûreté. Il part se battre « à l'ouest. »*

*Probablement à l'espace prévue pour une occupation militaire autour de l'église de la gare, à suivre.

  • Arrive un ordre verbal d'envoyer les religieux dans la rue. Le gardien demande un ordre écrit. Cet ordre arrive vers 16h et sera le dernier document communard du 13e. Les moines et leurs aides sont évincés et la foule les fusille. 
 
  -- Arceuil histoire : le collège Albert-le-Grand2008 (disparu du web)  

Du Camp, qui n'y était pas et ne cite pas sa source, dit Sérizier responsable, encouragé par une jolie fille. « Ce n'est pas de l'histoire que fait Maxime du Camp, c'est du roman », dit Vuillaume sur un autre sujet,* remarque qui s'applique ici.

*Note, Deuxième cahier, « La rue Haxo », p. 101.

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Le bouc émissaire : Jean-Baptiste Sérizier, le fougueux corroyeur communiste commandant le Bataillon 101. Nous reviendrons à ces « démons ».


On l'a rendu responsable pour cette tragédie, ce qu'il nia avec véhémence. Mais plusieurs témoins à son procès ont dit l'avoir vu près de la prison au moment du drame et il est fusillé. 

Les témoignages de l'ensemble des procès de Versailles sont contradictoires ou faux, dit Vuillaume, qui indique aussi les nombreuses erreurs de Maxime du Camp.

Comte cite les archives pour déclarer qu'au moment de la fusillade Sérizier se battait vers la place Jeanne d'Arc, à l'ouest.


« Tout l'horizon de Paris disparaissait derrière la fumée des incendies ; la canonnade était si brutale que la terre tremblait ». 
-- Du Camp (qui ici parle de ce qu'il a vu, qui pouvait être n'importe où). 
 
« Pourquoi ai-je tiré ? », dira un des tueurs trente ans plus tard. « Je me suis souvent demandé. Je n'y comprends rien. 
C'est à croire que mon fusil me tenait... » 
 -- Rapport d'archives 

Dévastés par sa défaite et terrifiée par l'approche de l'armée, ici aussi la horde se venge sur des personnes sans défense qu'elle suppose soutiennent ses monstrueux adversaires. 

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Le XIIIe abrite de nombreux plaques et panneaux historiques, 
mais aucun ne rappel ce massacre.

  • Un centre commercial occupe le site de la prison. Il y a la place pour une plaque mais elle est vide, y compris après une rénovation (de 2022-2024) quand l'inclure aurait été facile :



  • Le site web de l'église proche (Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles), mentionne un « petit monument » en honneur des moines, qui a disparu. Le prêtre avec qui j'ai parlé ne le connaissait pas et malgré des murs vastes et vides, l'église n'abrite aucun souvenir de ces victimes.

La commémoration en arrière-plan concerne un curé de la paroisse.

Souvenons-nous donc nous-mêmes du Révérend Père Captier, des autres moines et de leurs aides laïques. Tous étaient dévoués, courageux et bons :

De gauche à droite : les pères Thomas Bouard, Louis-Raphael Captier, Constant Delorme, Henri Contraut, P.-M. Chatagneret

Leurs aides :

Professeur de maths, Louis-Eugène-Antoine Gauquelin ; surveillant, François-Hermand Volant, Infirmier : François-SébastienSiméon Dintroz ; Domestiques : Théodore Catala, Marie-Joseph Cheminal,  Aimé Gros, Antoine Gézelin Marce, Germain-Joseph Petit (22 ans, ancien soldat a l'armée de la Loire). 


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Sources 


  •  Pro-Communard

Maxime Vuillaume, Les Dominicains dans « Mes Cahiers rouges », pp. 358-71, vers 1910. Les enquêtes scrupuleuses d'un journaliste communard rescapé évoquent des souvenirs, des témoignages et des documents. L'auteur connaissaient la plupart des individus dont il parle, et identifie chacun par une note en bas de page.  

Gérard Conte, Éléments d'histoire de la Commune dans le 13e arrondissement, 1981, étude basée sur des documents d'archives. 

  •  Anti-Communard (à lire sur le web)

L'Église catholique à Paris, Les Dominicains d'Arcueil, victimes de la Commune de Paris, juillet 1871.
 
Maxime du CampLes Convulsions of Paris : les prisons sous la Commune, 1879,  La base de l'ensemble des récits conservateurs, par un homme décoré pour son rôle dans la répression de Juin. Sans mention de sources et selon Vuillaume, rempli d'erreurs : extrait.

  • La bibliographie de Wikipedia n'inclut pas les textes de Comte ou de Vuillaume.
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Que l'Église ignore ces martyrs modernes
suggère que la droite sent toujours
le souvenir de La Commune comme menace.
 
*     *     *

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mardi 24 juin 2014

VI.3.2. VIRAGE À DROITE


 MENU: 6.3.2. Virage à droite

DEPUIS LES ANNÉES 1980, L'HISTORIOGRAPHIE DE GAUCHE, COURANTE APRÈS LA GUERRE, A PRESQUE DISPARU

Une enseignante passe rapidement avec sa classe devant le minuscule espace que le musée Carnavalet octroie à La Commune. Elle n'en dit rien et les élèves ne le remarquent pas.



 L'histoire passe à droite. 

*      *     *

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VIOLENCE PAR QUI : LE COME-BACK DU MYTHE VERSALLAIS


JUSQU'AUX ANNÉES 1980, LECONTRASTE ENTRE LE BARBARISME DE L'ARMÉE ET LE PACIFISME DE LA COMMUNE ALLAIT DE SOI

Depuis, La Commune est « démystifiée » en suggérant une violence comparable. 

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La violence communarde réelle :

  • Soixante-dix gardes et prêtres sont arrêtés au début du conflit en représailles des tueries de Versailles, comme monnaie d'échange et pour ralentir les fusillades,* c'est-à-dire pour se défendre. Il y a un décret pour des fusillades représailles, mais il n'est pas appliqué. Pour l'absence général de coercion, cliquez et déroulez la page. 
*Louise Michel rencontra en déportation trente-et-un communards sauvés par le bref arrêt des exécutions après ces arrestations.


  •  À part la fusillade de l'Archevêque et de cinq autres otages — injustifiable mais due au seul Ferré — la Commune n'ordonna que neuf executions, pour des raisons considérées légitimes en temps de guerre : 

1. Du vendeur aux Versaillais des plans d'un fort, la seule avant la Semaine sanglante.
-- Lissagary, Annexe XVI 

2. D'un homme qui tenta de corrompre un membre de La Commune.
-- Vuillaume, Les Cahiers rouges, « le Fusillé du pont Neuf », p. 355


3.4.5. De trois espions. 

 

 6.7.8.9. Du commandant qui semblait avoir ordonné la fusillade du 22 janvier et de trois de ses policiers.* 

*Vuillaume croit que la fusillade venue spontanément de soldats bretons fanatiques. Mais puisque ce commandant dit n'avoir « fait que son devoir » on comprend la méprise.

 -- Mes Cahiers rouges, « Gustave Chaudey » pp. 435-484.

  • Les massacres par les foules mentionnées ci-dessus étaient dus à la panique. Des membres de La Commune ont tenté de sauver les victimes.  

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Les révisionnistes clament ces quelques exécutions preuve « d'une évolution du mouvement révolutionnaire vers la violence »...
-- Citation du manuel scolaire montré à la page qui suit

...et attenuent le carnage de l'armée :

  • Le point de départ de tout récit de droite : Les Convulsions de Paris, 1879, par le réactionnaire Maxime du Camp. Il déclare 6500 morts communards pendant la Semaine sanglante, se basant sur les enterrements enregistrés au cimetière du Père Lachaise à cette époque.

  • Robert Tombs le suit en estimant 5,700 -7,400 morts,* en utilisant la même source.  La Commune n'est pas sa spécialité, mais Tombs est considéré avec Quentin Deluermoz la principale autorité sur La Commune. C'est un conservateur qui défend Brexit et l'impérialisme britannique. 

Les universitaires français 
lui montrent un grand respect.  

*     *    *
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lundi 23 juin 2014

PAGE D'UN MANUEL DE 2016


UNE ERREUR MAJEUR, PLUS OMISSIONS, PLUS DES INFOS SANS SENS 

Erreur inexcusable : « Thiers, installé à Versailles [...fait enlever les cannons pour désarmer la capitale. » Non ! Il tente de le faire, échoue et s'enfuit, laissant la vide qui permet La Commune. 

Aussi, quels canons ? 
 
Les autres manuels ne font pas des bavures aussi flagrantes, mais avec un seul programme national ils ont tous le même point de vue.  

La Commune (1871)

  • Érudition inutile : « Pouvoir exécutif à titre provisoire »Pas d'explication du titre empoté* qui occupe plus d'une ligne dans un texte court. 
*On espère restaurer la monarchie après la paix déshonorant signée. 

  • Omission : Elle [la Commune] prend des mesures sociales (école gratuite) et anti-cléricales. Toutes les démocraties industrielles adopted ces pratiques. Les innovations qui défiaient l'hiérarchie sociale sont écartées.

  • Passer rapidement sur les massacres : « Fin mai, lors de la 'semaine sanglante', l'armée écrase la révolte parisienne, exécutant entre 20,000 et 30,000 personnes. » Le massacre le plus terrible avant la Shoah obtient une ligne de plus que le pesant titre de 'Pouvoir exécutif à titre provisoire'.   

Le choix d'illustration montre que La Commune est vue surtout comme prelude à la Troisième République. 


Que cette république ait été
au moins aussi droitière qu'une monarchie 
n'est pas dit. 

dimanche 22 juin 2014

CORRIGER LES ERREURES, RENFORCER L'ÉSPRIT DES PUBS


LES FORCES SOCIALES DISPARAÎSSENT ET UN SEUL PERSONNAGE REMPLACE LE GROUPE

Ces manuels de 2025 présentent des couvertures différentes mais le même point de vue :

Des hommes en chapeaux haut-de-forme derrière une femme élégante soulignent les privilégiés, dominant le personnage en casquette. Les soldats dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale sont sans classe sociale. Un personnage féminin indique une histoire individuelle. Une scène d'industrie montre des cheminées, pas une grève. 
 
   Des personnages isolés

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La Commune, une guerre civile sans aspect social :


La Commune de Paris : 
Une guerre civile (1871)

  • 1. Le retour au pouvoir des monarchistes exaspère la population parisienne  

Des élections législatives portent au pouvoir les monarchistes, qui choisissent Adolphe Thiers comme chef du gouvernement. Thiers autorise l'armée allemande à defiler triomphalement dans Paris, il choisit Versailles comme nouvelle capitale et ne verse plus les salaires à la garde nationale. Il est décidé de signer la paix avec l'Allemagne.


 Oubliés 
    • Le moratoire en vigueur pendant le siège du paiement de loyers, de remboursement de dettes et de ventes des prêteurs est terminé. C'est un désastre pour les pauvres quand le chômage perdure.
    • Des commerçants au bord de la faillite perdent la clientèle de plus de 600 députés, avec leurs familles et leurs domestiques par la décision d'installer le gouvernement à Versailles.
# # #
  • La volonté parisienne de poursuivre la guerre :

Contrairement à la  province, Paris a voté massivement en faveur des candidats républicains et pour la poursuite de la guerre et s'opposent à Theirs. En réaction, la majorité des bataillons de la garde refusent de se soumettre à l'autorité des Versaillais.

Oubliés :
    • L'incompétence des généraux et la croyance en leur trahison.  
    • L'attasque suicidaire de Buzenval.
    • La fusillade du 23 janvier. 
    • La suspicion que Versailles préférait la paix avec la Prusse à l'acceptation des demandes sociales des Parisiens. 
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Le conflit 

Image de Louise Michel : continuez.

2. La Commune de Paris face aux « Versaillais »

Le 18 mars 1871, le drame éclate. Thiers ordonne de s'emparer des canons de la garde national sur la butte Montmartre. Furieux, les Parisiens s'opposent, à l'image de Louise Michel. Thiers ordonne à ses troupes de se retirer de la ville, pour en faire le siège. La ville entière se révolte et élit des représentants de la Commune de Paris qui adoptent le drapeau rouge en remplacement du drapeau tricolor.

    • Cette version corrige l'erreure du manuel précédent, d'après lequel Thiers réussit à saisir les canons.
    • Le changement de drapeau (dont le sens n'est pas expliqué) est la seule indication de la transformation sociale que les délégués esquisseront.

La Commune: une seule phrase et l'ouble des mesures transformatrices

[Paris veut] être libre, se gouverner elle-même, inventer une société nouvelle : 
 séparer l'Église et l'État, laïciser l'école, libérer la presse, ouvrir les musées au public.
   
Omis :
  • Qu'avec l'industrialisation ces réformes étaient inévitables, les musées gratuits exceptés. La République les adoptera une décennie plus tard.
  • Les mesures de mutation : les coopératives de femmes, les entreprises gérées par les travailleurs si les propriétaires partis, les établissements publiques régis par les employés (décret en préparation).
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La violence : reconnaître celle de l'armée*...

*L'appelation « Semaine sanglante » oblige.

« Soucieuses d'en finir* les troupes versaillaises se lancent dans une violence sans limites, lors de la Semaine sanglante (21-28 mai 1871). C'est la fin de la Commune et fait au moins 10 000 morts. La répression judiciaire succède à la répression militaire avec plus de condamnations : à mort, à la prison, ou bien — comme Louise Michel —  en Nouvelle-Calédonie (voir chapitre 8 p. 240) ».

 *Phrase qui suggère une rationalité à la férocité inouïe. 

Omis :

...et mettre les six violences par un seul communard à égalité avec les 10,000 morts au moins* de la Semaine sanglante :

 « Les communards plongent aussi dans une logique révolutionnaire [?] caractérisée par la violence, avec l'exécution de plusieurs otages. »

*L'auteur ne voit pas l'impossibilité de cette comparaison.

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L'insistence sur l'individu : une seule figure, Louise Michel, remplace l'ensemble des communards... 

Gauche, arrestation de Louise Michel ; droite, les incendies associées à La Commune, sans mentionner la responsabilité comparable de l'armée. 



Alternative :  

Zoom (déroulez la page) 
  « Hommage des ouvriers du bâtiment à nos ainés morts pour la Commune » 
Louise Michel (montrée sur la bannière de gauche) est une communarde parmi d'autres.  

Souligner une personne donne de l'intérêt à des récits...



...que l'absence d'intérêts concrets rendent incompréhensibles et renforce l'individualisme chimérique que les grandes sociétés encouragent par les pubs :



Coin des rues Tolbiac et Nationale, 13e

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